Toujours des chiffres

36

ans et 43 jours font de Hans-Jörg Butt le sixième joueur le plus âgé à représenter l’Allemagne en Coupe du Monde de la FIFA. Le gardien du Bayern Munich est devancé dans ce classement par Andreas Köpke, Jens Lehmann, Oliver Kahn, Lothar Matthäus et Fritz Walter, ce dernier détenant le record (37 ans et 236 jours).

29

buts inscrits pour l’Uruguay : Diego Forlan vient de dépasser Angel Romano pour devenir le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la Celeste. Encore deux réalisations et l’attaquant de l’Atlético de Madrid rattrapera le goleador suprême de la sélection charrúa, Hector Scarone. Avec six buts marqués en Coupe du Monde de la FIFA, Forlan est également le deuxième meilleur finisseur uruguayen dans l’épreuve suprême, derrière Oscar Míguez (8).

20

ans se sont écoulés depuis le dernier match pour la troisième place disputé entre deux anciens champions du monde. À cette occasion, l’Italie, qui jouait devant son public, avait battu l’Angleterre 2:1.

16

buts marqués devraient faire de l’Allemagne la meilleure attaque de cette Coupe du Monde de la FIFA. Il faut remonter à l’édition 1970 de l’épreuve pour trouver trace d’une Nationalmannschaft aussi prolifique.

12

des 16 matches pour la troisième place ont été suivis d’une victoire, en finale, pour l’équipe qui avait battu la sélection médaillée de bronze. Les Pays-Bas sont prévenus…

5

buts en autant de tirs cadrés : telle est la performance éblouissante de Thomas Müller dans cette Coupe du Monde de la FIFA. Outre cette efficacité qui s’élève à 100 %, l’attaquant allemand est également le seul joueur de 20 ans à avoir trouvé le chemin des filets en Afrique du Sud. Il devient le deuxième plus jeune joueur de l’épreuve à inscrire cinq buts dans la compétition. Seul Pelé a fait mieux, à Suède 1958, à l’âge de 17 ans et jours au moment de son cinquième but. Müller, qui compte seulement huit sélections en équipe nationale, a été impliqué dans 8 des 16 buts réussis par la Mannschaft dans le tournoi. Personne n’a fait aussi bien. S’il remporte le Soulier d’Or adidas, il deviendra le deuxième plus jeune meilleur buteur de la Coupe du Monde de la FIFA, avec seulement 32 jours de plus que le Hongrois Florian Albert en 1962 (20 ans et 268 jours).

5

matches pour la troisième place disputés par l’Allemagne : personne n’a fait aussi bien dans l’épreuve suprême. Les Allemands, qui ont obtenu le bronze à quatre occasions, font également partie des trois pays qui ont réussi à participer à deux «petites finales» consécutives. Le Brésil l’avait fait en 1974 et 1978, ainsi que la France en 1982 et 1986. Quant à l’Uruguay, il totalise désormais trois défaites en autant de participations au match pour la troisième place.

4,05

: c’est la moyenne de buts inscrits dans les matches pour la troisième place en Coupe du Monde de la FIFA, à comparer avec les 2,86 buts marqués en moyenne dans la totalité des matches de l’épreuve.

4

joueurs – Diego Forlan, Thomas Müller, Wesley Sneijder et David Villa – ont marqué cinq buts à Afrique du Sud 2010. En 1994, ils étaient six (Oleg Salenko, Hristo Stoichkov, Kennet Andersson, Roberto Baggio, Jürgen Klinsmann et Romario), un record.

0

but inscrit par un remplaçant sur les 43 buts marqués depuis le début des huitièmes de finale. Le dernier joueur à avoir trouvé la faille après être entré en cours de jeu est Rodrigo Millar, auteur du seul but chilien contre l’Espagne (1:2).

LE PARCOURS DU CHAMPION DU MONDE

1ère du groupe H

défaite 1-0 face à la Suisse, victoire 2-0 sur le Honduras, victoire 2-1 sur le Chili

1/8: victoire contre le Portugal 1-0

1/4: victoire contre le Paraguay 1-0

1/2: victoire contre l’Allemagne 1-0

Finale: victoire contre les Pays-Bas 1-0 a.p.

La fiche du champion

- vainqueur de la Coupe du monde 2010

- vainqueur de l’Euro 1964

- vainqueur de l’Euro 2008

- 4e de la Coupe du monde 1950

Participations à la Coupe du monde: 13

LES VAINQUEURS DE LA COUPE DU MONDE

1930 Uruguay

1934 Italie

1938 Italie

1950 Uruguay

1954 Allemagne

1958 Brésil

1962 Brésil

1966 Angleterre

1970 Brésil

1974 Allemagne

1978 Argentine

1982 Italie

1986 Argentine

1990 Allemagne

1994 Brésil

1998 France

2002 Brésil

2006 Italie

2010 Espagne

Brésil 5 titres (1958, 1962, 1970, 1994, 2002)

Italie 4 (1934, 1938, 1982, 2006)

Allemagne 3 (1954, 1974, 1990)

Argentine 2 (1978, 1986)

Uruguay 2 (1930, 1950)

Angleterre 1 (1966)

France 1 (1998)

Espagne 1 (2010)

Encore des chiffres

PREMIERE

Trois fois finalistes (1974, 1978 et 2010), les Pays-Bas n’ont jamais remporté la Coupe du monde. L’Espagne non plus jusque-là, elle qui avait terminé quatrième de l’édition 1950 au terme d’un championnat raccourci.

PREMIERE BIS

Jamais une équipe européenne n’a remporté le Mondial hors du Vieux continent. Seul le Brésil a réussi l’exploit de s’imposer sur une terre qui n’était pas la sienne, en 1958 (Suède) et en 2002 (Corée du Sud/Japon), ainsi que, si l’on scinde les Amériques en deux entités, en 1970 (Mexique) et 1994 (EtatsUnis). Partant de ce postulat, l’Argentine avait également soulevé le trophée au Mexique en 1986.

56 ANS

Dans sa lutte à distance avec l’Amérique du Sud, l’Europe reprend l’avantage avec 10 titres contre 9. Cela n’était plus arrivé au Vieux continent depuis la sacre de l’Allemagne de l’Ouest en Suisse en 1954 (3-2 à l’époque).

Mondial 2010: Les chiffres qu’il faut retenir

3 178 832

Le nombre de spectateurs qui ont assisté au Mondial sud-africain, soit une moyenne de 49 669 spectateurs par rencontre (52 491 en 2006). Au total, quelque 34,12 millions de spectateurs ont suivi les 19 Coupes du monde organisées à ce jour.

14,5

En degrés, la température moyenne qu’il a fait durant un Mondial 2010 très hivernal. C’est… 11,2 degrés de moins qu’en 2006 en Allemagne. Le record de froid a été enregistré lors de Brésil – Corée du Nord avec un thermomètre qui avait chuté à 3 degrés.

281

Soit le nombre de minutes de temps additionnel disputées pendant un mois en Afrique du Sud. Au total, les arrêts de jeu représentent l’équivalent de… plus de trois matches! Temps additionnel non compris.

42

Comme le nombre total de tirs sur les poteaux (23) et de frappes repoussées par la barre transversale (19) répertoriés durant ces cinq semaines en ballon.

13 577

Comme le nombre de kilomètres parcourus par les 32 équipes du Mondial sud-africain,une distance correspondant à 322 marathons. Pour les amateurs de précision, on… précisera que ces 13 577 km sont assortis de 485 mètres supplémentaires.

2207

Le nombre de buts marqués en phase finale de Coupe du monde depuis 1930 jusqu’au… coup d’envoi, hier soir. On vous laisse compléter pour que le compte soit bon.

6175

En grammes, le poids du trophée le plus convoité du monde. Sur ce poids-là, la Coupe du monde, haute de 36 cm, contient exactement 4927 grammes d’or ainsi que deux anneaux en malachite (pierre semi-précieuse).

127 856

Comme le nombre de passes répertoriées sur la pelouse lors des 64 matches du Mondial sud-africain. On va être franc, on n’a pas compté les mauvaises…

233

Comme le nombre de cartons jaunes sortis entre le 11 juin et le 11 juillet avant la finale. C’est moins qu’en 2006 en Allemagne, où les arbitres avaient distribué 307 avertissements. Il y a aussi eu moins d’expulsions (16 contre 28 cartons rouges quatre ans plus tôt).

31 778 500

En francs, le montant total des primes encaissées hier soir par les nouveaux champions du monde. Le perdant a dû se contenter d’un chèque de 25 422 773 francs.

32,15

Comme la vitesse, en km/h, du Mexicain Javier Hernandez, le joueur le plus rapide de la Coupe du monde 2010. Mais à confondre vitesse et précipitation…

173 850

Soit l’assistance record pour un match de phase finale. Cela s’était passé à Rio de Janeiro, le 16 juillet 1950, lors du décisif Brésil – Uruguay (1-2) disputé à Maracana.

26

Comme le nombre de fautes commises par les représentants de la très fermée Corée du Nord, désignée comme l’équipe la plus fair-play du tournoi. La Suisse se classe 17e avec 59 fautes.

47

Comme le nombre de hat tricks réussis en phase finale de Coupe du monde. Voilà deux éditions qu’il n’y en a pas eu. Il faut remonter au 10 juin 2002, à Jeonju, en Corée du Sud, pour trouver trace du dernier hat trick, réalisé en l’occurrence par le Portugais Pauleta contre la Pologne.

55

Chronométrée en secondes, ce qui restera comme l’expulsion la plus rapide de l’histoire du Mondial, en l’occurrence celle, en 1986, de l’Uruguayen José Batista, sorti après moins d’une minute de jeu par le Français Joël Quiniou contre l’Ecosse (0-0).

350

En mètres, la distance parcourue par l’Algérien Djamel Mesbah (ex-Servette, Bâle et Aarau), lors des quelque 270 secondes qu’il a passé sur la pelouse le 18 juin contre l’Angleterre. Mesbah est suivi par Mario Eggimann, auteur d’un 500 m dans les ultimes minutes du match contre l’Espagne.

772

Le nombre de matches de phase finale de Coupe du monde depuis la première rencontre qui, le 13 juillet 1930, avait opposé à Montevideo la France à l’Uruguay (4-1) devant 2000 spectateurs.

36

Le nombre de bougies soufflées hier par le défenseur néerlandais du PSV Eindhoven André Ooijer, devenu le deuxième joueur à fêter son anniversaire un jour de finale. En 1974, Jürgen Grabowski avait eu 30 ans le jour de la victoire de l’Allemagne de l’Ouest sur… les Pays-Bas!

0

Malgré trois finales de Coupe du monde disputées (1974, 1978 et 2010), les Pays-Bas n’ont toujours pas inscrit leur nom au palmarès de la compétition.

Télégramme : Pays-Bas-Espagne 0-1 (0-0, 0-0)

Pays-Bas-Espagne 0-1 (0-0, 0-0)

Pays-Bas:  Stekelenburg; van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, van Bronckhorst (105e Braafheid); Van Bommel, de Jong (99e van der Vaart); Robben, Sneijder, Kuyt (71e Elia); van Persie

Espagne: Casillas; Ramos, Piqué, Puyol, Capdevila; Busquets, Xabi Alonso (87e Fabregas); Pedro (60e Navas), Xavi, Iniesta; Villa (106e Torres)

Arbitre: M. Howard Webb (Angleterre)
Spectateurs: 84 490
But: 1-0 Iniesta (116e)
Avertissements: 15e Van Persie, 16e Puyol, 22e Van Bommel, 23e Sergio Ramos, 28e De Jong, 54e Van Bronckhorst, 57e Heitinga, 67e Capdevila, 84e Robben, 111e Van der Wiel, 117e Mathiesen, 118e Iniesta, 120e Xavi
Expulsion: 109e Heitinga

Télégramme : Allemagne-Uruguay 3-2 (1-1)

Allemagne-Uruguay 3-2 (1-1)

Allemagne: Butt; J.Boateng, Mertesacker, Friedrich, Aogo; Khedira, Schweinsteiger; Mueller, Oezil (91e Tasci), Jansen (81e Kroos); Cacau (73e Kiessling)

Uruguay: Muslera; Fucile, Lugano, Godin, M.Caceres; Maxi Pereira, Perez (77e Gargano), Arevalo Rios, Cavani (88e Abreu); Suarez, Forlan
Arbitre: M. Archundia (Mexique)

Buts: 19e Mueller 1-0, 28e Cavani 1-1, 51e Forlan 1-2, 56e Jansen 2-2, 82e Khedira 3-2
Spectateurs: 36 254

Avertissements: 5e Aogo, 7e Cacau, 61e Perez, 90e Friedrich
Notes: L’Uruguay sans Lodeiro (blessé), l’Allemagne sans Klose (blessé), et Lahm, Podolski (malades), 10e tête de Friedrich sur la barre transversale, 93e coup franc de Forlan sur la transversale

Une finale pour l’Histoire

La finale inédite, historique et indécise entre les Pays-Bas et l’Espagne ce dimanche (20h30) au Soccer City de Johannesburg, promet un spectacle de grande classe entre deux équipes portées vers l’offensive. Une chose est sûre : l’une d’entre elles va inscrire pour la première fois son nom au palmarès de la Coupe du Monde.

Jamais depuis sa création en 1930, la Coupe du monde n’avait offert un bouquet final aussi inattendu. Et pourtant. La logique a tout bonnement été respectée. Les Pays-Bas et l’Espagne ne sont pas arrivés là par hasard. Auteurs de quatorze victoires consécutives, les Néerlandais ne sont plus qu’à un succès du sacre historique, tout comme les Espagnols, champions d’Europe en titre qui n’ont perdu que deux fois en cinquante-trois matches. Les statistiques de la Roja impressionnent, son jeu aussi. La démonstration de maîtrise collective réalisée face à l’Allemagne (1-0) en fait la favorite de cette finale, la première de son histoire. Casillas est impérial dans son but, Puyol guide la défense comme jamais, Xavi est toujours précieux dans la dernière passe et Villa est très efficace devant le but. Reste à savoir désormais qui Vicente Del Bosque choisira pour l’accompagner en attaque. Le Barcelonais Pedro, qui a gâché une énorme occasion en demi-finale contre l’Allemagne après une partie très remarquée ? «El Nino», Fernando Torres, transparent depuis le début de la compétition mais souvent présent dans les grands rendez-vous ? Le Mancunien David Silva ou encore le Basque Llorente, peu utilisés ? Le sélectionneur espagnol n’a que l’embarras du choix, même si Pedro tient la corde.

Sneijder, le danger numéro un pour l’Espagne

Côté néerlandais, le sélectionneur Bert van Marwijk, presque inconnu il y a encore un mois, devrait aligner son 4-2-3-1 classique pour la troisième finale de Coupe du monde de son pays, après celles perdues en 1974 et 1978. Van Persie jouera en pointe. Le joueur d’Arsenal n’a inscrit qu’un seul but (contre le Cameroun) depuis le début du Mondial mais il compte bien s’illustrer dans cet ultime affrontement. Pour Busquets et les milieux espagnols, le danger numéro un sera Sneijder, co-meilleur buteur du Mondial avec Sneijder, Villa, Müller et Forlan (5 buts): «Il ne faut pas qu’il ait le temps de penser, sinon il peut mettre de bons ballons pour ses attaquants ou n’importe quel joueur dans une situation dangereuse pour nous», assurait le milieu barcelonais avant la partie.

La méfiance sera de rigueur, et dans le camp d’en face aussi. D’autant que la défense est le petit point faible de cette équipe néerlandaise. Mais les Oranje parviennent à compenser grâce aux qualités techniques de leurs meilleurs joueurs tels que Robben, Sneijder, Van der Vaart ou encore Kuyt. Mais sur un match, tout est jouable… Et ce n’est pas le désormais très célèbre Paul le Poulpe, qui intrigue la terre entière avec ses pronostics, qui décidera du sort de la rencontre. Quoi que… Pour la petite finale, il avait vu l’Allemagne gagner et elle a gagné. Cette fois, il a parié sur l’Espagne. Tout le monde est prévenu

Uruguay: 500 000 personnes attendues

Les autorités uruguayennes ont annoncé samedi que près de 500 000 personnes pourraient saluer le retour de l’équipe nationale, lundi à Montevideo. «Si l’euphorie des gens persiste, l’assistance tournera autour d’un demi-million de personnes», affirme un dirigeant de la Police dans le quotidien La Republica. Si c’est le cas, il s’agirait de l’une des plus grandes manifestations de l’histoire du pays